Mon chien est dominant, il me domine, il domine les autres chiens, il veut être "chef de meute"!!:

 

Rappelons que le chien, "meilleur ami de l'homme", est le seul animal a avoir droit à ce genre de surnom, on n'osera jamais dire cela d'un chat, d'un lapin, d'un dromadaire ou d'un éléphant... ce mot employé à tout va n'aide pas nos compagnons à s'intégrer dans notre société et ne permet pas à l'homme de se remettre en question vis à vis de notre ami le chien.

 

Il en va de même chez les humains,nos réactions face à certaines situations dépendent de nos tempéraments, de notre vécu personnel !!!

L'article qui suit est extrêmement complet pour comprendre que "DOMINANT" n'est pas une fin en soi et qu'il est temps de changer notre vision des choses:

 

Un éminent éducateur canin canadien a posé une question sur son facebook pour savoir ce que "dominant" voulait dire aux yeux des gens; voici un concentré des réponses apportées:

  • Tête et queue droite

  • Queue surélevée, projection de son corps et les pattes bien plantées

  • Marquer son territoire partout

  • Regard fixe et confiant

  • Agressivité

  • Chien roi

  • Reste sur place en fixant le vide

  • Vole sa nourriture

  • Jaloux

  • Possessif avec ses jouets

  • Grogner pour avoir quelque-chose de son maitre

  • Grogner lorsqu’on lui demande de lâcher un jouet par exemple

  • Grogner si on s’approche du fauteuil où il est assis

  • Grogner lorsqu’on lui enlève son os

  • Suivre l’ordre demandé tout en grognant et/ou mordant dans le vide

  • Ne pas toujours écouter du 1er coup pour voir si le maître va changer d’idée

  • Ne veut pas écouter les ordres de son maître

  • Il tient tête a nos décisions

  • Ignore les rappels

  • Peut vous affronter en vous regardant dans les yeux

  • Physiquement au-dessus de moi, ex: je suis assise sur le divan et lui a les pattes sur le bras du divan

  • Prendre notre place soit sur le sofa ou le lit

  • Passe toujours en premier

  • Marche toujours devant son maître

  • Se couche la tête sur l’oreiller du conjoint quand il n’est pas là

  • Uriner sur les chaussures du dominant dans la maison

  • Uriner sur son nouveau maître pour faire comprendre qu’il est sa possession

  • Pendant une marche en laisse, tourne la tête vers les distractions

  • Grimper sur un autre chien

  • Sauter sur un gros chien

  • Se mettre entre l’humain et l’autre chien

  • Empêcher un autre chien de manger dans son bol

  • Fixer les chiens qu’il rencontre afin que ceux-ci se soumettent

  • Se mettre la tête / le museau sur le dessus du cou d’un autre chien

  • Repousser l’autre animal s’il a l’attention d’un humain

  • Pour la femelle, refuser d’être accouplée

 

Vous comprendrez alors que lorsqu’on me dit: «mon chien est dominant», je ne sais absolument pas ce que cela veut dire ! 

 

Le mot «dominance» est une étiquette qui peut signifier tellement de choses différentes. Et ceci peut devenir tellement dangereux. Une étiquette n’est qu’une idée floue qui ne repose sur rien de tangible.

 

C’est une interprétation. Cela fait naître une impression de compréhension de la situation et nous empêche de rechercher réellement la cause de tel ou tel comportement. Par exemple: il passe la porte le premier; on dit qu’il est dominant.

 

Si je recherche réellement la cause, je trouverai les éléments qui ont renforcé ce comportement: l’odeur extérieure, le besoin de vider sa vessie, l’envie de rencontrer les chiens voisins, l’envie de courir, etc.

Plein de choses peuvent avoir renforcé le comportement au préalable et c’est pourquoi le chien reproduit ce comportement.

Sauf que maintenant, nous ne voulons plus qu’il le fasse et le trouvons dominant d’agir de la sorte.

Présentez-lui simplement l’occasion d’être fortement récompensé pour un comportement contraire et vous serez sur la bonne voie pour modifier le comportement sans devoir vous confronter aucunement à son soi-disant désir de vous dominer.

 

D’où nous vient cette idée que le chien aurait comme projet de nous dominer et que pour l’éduquer nous devrions lui enseigner que nous sommes le dominant, le mâle Alpha ?

 

C’est R. Schenkel, en 1946, qui a étudié des loups en captivité et élaboré ces hypothèses de hiérarchie de dominance. Le problème, c’est que nous avons pensé que ce schéma fonctionnait aussi pour les loups libres, or ce n’est pas le cas.

Les loups libres vivent en famille; pas en meute. Les parents sont responsables de l’éducation des rejetons et n’ont jamais à établir leur supériorité; elle est implicite: les jeunes respectent les adultes. Ils quittent aussi la famille dès la puberté afin de créer leur propres familles.

Ils évitent ainsi les confrontations qui pourraient avoir lieu dans un groupe maintenu ensemble artificiellement. Le Dr David L. Mech, celui-là même qui a défini le concept du mâle Alpha se rétracte aujourd’hui relatant ces mêmes raisons: «nous avons étudié des loups en captivité, non apparentés, forcés d’être ensemble. Inévitablement, il y a eu beaucoup de bagarres. Et nous avons émis l’hypothèse de la hiérarchie de dominance avec le mâle Alpha tout en haut.»

 

Alexandra Semyonova (2006) ajoute: «Dans plusieurs cas, l’inflexibilité des comportements humains mènent à des interactions impliquant l’agression. Et au départ, c’est l’humain qui est l’attaquant.»

Melissa Alexander note: «ces premières recherches ont pensé qu’un loup dominant forçait un subordonné dans un «Alpha Roll» («plaquer le chien au sol») afin de lui démontrer sa dominance. Pas exactement.

C’est plutôt un rituel d’apaisement initié par le subordonné… Il n’y a pas utilisation de force, c’est totalement volontaire.

 

Ce qui signifie que plaquer son chien au sol ne fait aucun sens. Il est impossible que cette «attaque» soit signifiante pour le chien et qu’il «comprenne» tout à coup où est sa place.

Vous vous rendez compte de ce que nous faisons subir à nos chiens sur le plan psychologique quand on les force de la sorte ?»

 

Ce n’est qu’une façon bien malhabile d’imposer brutalement son autorité par la peur. Et nous prêtons ainsi au chien «des habiletés à adopter la perspective d’autrui» (Udell, Wynne 2008). Le chien ne peut absolument pas deviner que nous avons l’intention de lui communiquer que nous sommes le dominant.

Et nous ne pouvons prétendre qu’il a un plan en tête pour dominer notre groupe et qu’il travaille à sa stratégie. Aucune évidence scientifique n’ont à ce jour révélé de telles capacités cognitives chez le chien.

 

Nous ne pouvons penser que nous sommes en mesure de communiquer efficacement avec nos chiens à l’aide de ces concepts erronés.

 

Même les chiens entre eux communiquent souvent difficilement parce qu’ils n’ont pas appris à le faire ou parce que nous avons coupé des oreilles et des queues ou même parce que nous laissons trop de poils devant les yeux !

Le chien domestique d’aujourd’hui est très très loin du loup.

Le loup que nous avons étudié ne se comporte pas comme un loup libre. Ces concepts dépassés de dominance/soumission, faut-il le rappeler, ont été élaborés avec des loups gardés en captivité.

 

«Les chiens sont rendus aussi loin de leurs ancêtres que nous le sommes des nôtres.» (Coppinger & Coppinger.)

 

Malgré tout, nous attribuons encore au chien des intentions et des comportements que les loups libres n’ont même pas entre eux:

-le soi-disant Alpha mange en premier;

-il est  le leader de la meute;

-il occupe les espaces les plus élevés;

-il initie les demandes d’attention ou les jeux;

 

Toutes ces pseudo règles frisent le ridicule tellement elles n’existent pas dans les communautés de loups.

Mais si vous adhérez toujours à ces fausses croyances, essayez d’aller dominer un loup. C’est le meilleur moyen de vous faire tuer !

 

Tous les comportements mentionnés dans le sondage ci dessus sont des comportements appris par renforcements.

Et c’est pourquoi le chien les produit de nouveau. Il apprend, comme nous, à produire les comportements qui lui rapportent quelque chose. Ceci correspond aux lois de l’apprentissage: on apprend par essais-erreurs et par associations.

 

Si cela fonctionne, on reproduit le comportement; sinon, on essaie autre chose. Les chiens adaptent leurs comportement «en fonction des plus grandes chances de renforcements» (Udell, Wynne 2008). Dès lors, cette définition farfelue de la dominance ne s’applique pas aux chiens.

 

Il faut savoir que pour augmenter ou diminuer un comportement, les lois de l’apprentissage sont très claires: un comportement renforcé va augmenter, un comportement punit va diminuer. C’est ce qui est réellement efficace si utilisé adéquatement.

 

L’efficacité doit-elle être le seul critère ? 

Sur le plan éthique, certainement pas. Et si ces conséquences (renforcements et punitions) sont mal utilisées ? Alors, il n’y a pas d’apprentissage. Dans les cas de renforçateurs mal utilisés, on ne fait pas grand mal sinon rendre l’animal confus face à ce qu’on attend de lui et dans le cas de punitions mal appliquées et inefficaces, nous sommes en situation d’abus, de maltraitance. Pire, on sème la confusion.

 

Ajoutons à cette confusion que nous ne sommes pas habiletés à parler en langage chien. Ni le chien à parler en langage humain.

Nous avons là un problème de communication majeure si nous ne pouvons lui enseigner adéquatement les lois de ses ancêtres qu’il devrait connaître mais qu’il ignore puisqu’il est tellement loin d’eux…

 

Aussi, il n’existe pas de hiérarchie à proprement parler, soit une organisation hiérarchique basé sur les rôles de chaque individu, entre espèces différentes. Exception faite peut-être pour les fourmis élevant des pucerons-esclaves… Est-ce là la relation que nous voulons avec nos chiens ?

 

Ce qui fait que votre chien/chat est unique c'est la relation que vous avez nouée avec lui.. Elle est personnelle et je suis là pour vous permettre de rétablir les éventuelles incompréhensions mutuelles qui se sont imiscées au sein de cette dernière.

Enfant et animaux de compagnie sont parfois synonyme d'inquiétude - il est nécessaire d'apprendre à chacun comment se comporter avec l'autre pour une cohabitation harmonieuse.

Avant tout travail de rééducation, nous vous remercions de bien vouloir faire un bilan de santé auprès de votre vétérinaire afin d'écarter tout problème de santé

Le respect des besoins fondamentaux de votre animal est primordial, je suis là pour vous apprendre à mieux le comprendre et à l'écouter lorsqu'il vous communique ses émotions.

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